76

Re: Les (trop tôt) disparus

Yves H a écrit:

Je l'ai connu tout gosse. Je garderai le souvenir d'un homme charmant, à la voix douce et au regard clair, et toujours souriant. Un chic type !

Quand on y songe, ce devait être génial pour un gosse de fréquenter tout ces auteurs.
Moi, gamin, je les considérais tel des demi-dieux (Hermann et Gir des Dieux tout court), et pour toi, juste des types sympas.

77

Re: Les (trop tôt) disparus

Rice N a écrit:
Yves H a écrit:

Je l'ai connu tout gosse. Je garderai le souvenir d'un homme charmant, à la voix douce et au regard clair, et toujours souriant. Un chic type !

Quand on y songe, ce devait être génial pour un gosse de fréquenter tout ces auteurs.
Moi, gamin, je les considérais tel des demi-dieux (Hermann et Gir des Dieux tout court), et pour toi, juste des types sympas.

Malheureusement, on ne s'en rend compte qu'adulte. Quand j'étais gosse, ils n'étaient que des gens qui rendaient visite à mes parents et qui, accessoirement, faisaient le même métier que papa. Bon, en grandissant, j'ai quand même fini par m'en rendre compte mais vu que, comme Obélix, j'étais tombé dedans quand j'étais petit, l'effet a toujours été moindre.

Cela dit, j'ai malgré tout le palpitant qui s'emballe quand je croise la route d'un type comme Boucq, par exemple. wink

78 (modifié par Rice N 12-09-2018 23:12:08)

Re: Les (trop tôt) disparus

À l'inverse, moi qui suis issu d'un milieu plutôt ouvrier (tête de mon père quand à 12 ans, je lui avais dit que la prof me conseillait les beaux-arts lol), je voyais les dessinateurs de B.D comme des Rock Stars. J'avais adoré le film César et Rosalie, de Claude Sautet, car Samy Frey y jouait le rôle d'un dessinateur, ainsi que L'année Prochaine Si Tout Va Bien, avec Adjani et Thierry Lhermitte, lequel y était dessinateur également (en plus, les dessins étaient d'André Juilliard en vrai).
Rhââââ, quel veinard tu fais big_smile

79

Re: Les (trop tôt) disparus

Quand j'étais gosse, je fantasmais plutôt sur les stars de cinéma (Belmondo, Ventura) et de la chanson (Brel, Brassens, Lapointe, Barabara, etc). Ou sur les champions cyclistes (j'étais fans de Van Impe). Les dessinateurs de BD étaient pour moi tout ce qu'il y avait de pus banal. Comme quoi, on fantasme toujours sur ce qui nous semble inaccessible, jamais sur ce qui se trouve à portée de main. wink

Re: Les (trop tôt) disparus

Yves H a écrit:

Les dessinateurs de BD étaient pour moi tout ce qu'il y avait de pus banal.

Ça sent (mauvais) le vécu. big_smile

81

Re: Les (trop tôt) disparus

Ce qui est marrant, c'est que lorsque j'accompagnais mon père en séance de dédicace - ça m'arrivait de temps en temps - il y avait des fans qui m'approchaient pour me dire combien j'avais de la chance d'avoir un papa comme ça. Je voyais bien qu'ils étaient convaincus par ce qu'ils disaient mais moi, je ne savais jamais quoi leur répondre parce que, pour moi, le type qui dessinait là à la table de dédicace, c'était juste mon papa. wink

Re: Les (trop tôt) disparus

Je fais partie de ceux qui comme Rice voyaient les auteurs de BD (et pas que « les dessinateurs », rogntudjiû !) comme des demi-dieux lointains, étudiaient les somme toute rares photos d'eux dans les magazine (« Wah ! Hermann ! trop bat' la barbe ! Je veux la même quand j'aurai des poils ! » (*)).
La première fois que j'ai vu des auteurs en vrai, j'ai été bouleversé (j'avais fait le voyage jusqu'à Cheratte-Hauteurs, les amateurs apprécieront wink). Puis j'ai pu en approcher quelques-uns dans un cadre moins amateur, genre boire un coup au café, partager des clopes, des notes de restau, etc., et autant c'était exaltant, sur le principe, sur le moment, autant "quelque part" j'y ai perdu une partie de ma petite enfance.
Voilà, c'était la minute glauque d'onc' Frenchoïd (qui a déjà eu meilleur moral que ces temps-ci, il est vrai...), vous pouvez pleurer en rang par deux... sad

(*) J'ai lesdits poils depuis cinq décennies, mais allez comprendre, ça ne me fait pas du tout le même effet... neutral

Re: Les (trop tôt) disparus

Bah. On n'en n'est plus a un poil près. tongue

Pour les demi-Dieux, je suis assez d'accord avec toi. J'avais le même sentiment. Je me disais qu'ils sont inaccessibles jusqu'au jour où je me suis rendu compte qu'il y en avait pas très loin de chez moi. Mais je n'ai quand même jamais essayé de les aborder (embêter ) en dehors de séances se dédicaces. A part Édouard Aidans mais là c'était différent, c'est lui qui m'avait invité chez lui après une rencontre hors sujet . J'avais osé l'aborder alors que j'étais un grand timide. C'était un homme vraiment charmant.

Living Well Is The Best Revenge

84 (modifié par Rice N 14-09-2018 11:32:00)

Re: Les (trop tôt) disparus

Frenchoïd a écrit:

La première fois que j'ai vu des auteurs en vrai, j'ai été bouleversé (j'avais fait le voyage jusqu'à Cheratte-Hauteurs, les amateurs apprécieront wink). Puis j'ai pu en approcher quelques-uns dans un cadre moins amateur, genre boire un coup au café, partager des clopes, des notes de restau, etc., et autant c'était exaltant, sur le principe, sur le moment, autant "quelque part" j'y ai perdu une partie de ma petite enfance.

J'ai quelques amis, pas dans la bd, mais dans l'illustration où le dessin de presse, et j'adore traîner avec eux. Leur rapport au dessin, les anecdotes croustillantes et leur humour... On bouffe (un peu), on boit (pas mal) et on rigole... C'est comme s'ils ne prenaient rien au sérieux.
J'adore leur compagnie. Moi au contraire, ça me fait replonger en adolescence big_smile

Frenchoïd a écrit:

Voilà, c'était la minute glauque d'onc' Frenchoïd (qui a déjà eu meilleur moral que ces temps-ci, il est vrai...), vous pouvez pleurer en rang par deux... sad

(*) J'ai lesdits poils depuis cinq décennies, mais allez comprendre, ça ne me fait pas du tout le même effet... neutral

Pourtant, not' Frenchoïd à nous autres tous les gars devrait se réjouir à la vue des dernières planches du Sanglier qu' Yves nous a donné à voir

85

Re: Les (trop tôt) disparus

https://comicbook.com/2016/07/27/mad-ma … ies-at-91/

Jack Davis vient de nous quitter.
J'avais deux recueils de Mad magazine, je me demande bien où ils sont, impossible de remettre la main dessus.

Stan Lee aussi, mais était-il vraiment du monde de la BD ?