Re: Sans pardon

xav kord a écrit:

Quelqu'un a des nouvelles qui m'auraient échappé au sujet du Sans Pardon versaillais ?

(passe ke j'aimerais bien l'avoir et puis le lire, moi, ce bouquin... smile)

Ben non, j'suis toujours intéressé aussi... Même si je l'ai déjas lu

Living Well Is The Best Revenge

52

Re: Sans pardon

Denis Hans a écrit:
xav kord a écrit:

Quelqu'un a des nouvelles qui m'auraient échappé au sujet du Sans Pardon versaillais ?

(passe ke j'aimerais bien l'avoir et puis le lire, moi, ce bouquin... smile)

Ben non, j'suis toujours intéressé aussi... Même si je l'ai déjas lu

Je viens encore de relancer l'ami Guillaume Pahlawan. J'attends sa réponse.

Re: Sans pardon

Yves H a écrit:
Denis Hans a écrit:
xav kord a écrit:

Quelqu'un a des nouvelles qui m'auraient échappé au sujet du Sans Pardon versaillais ?

(passe ke j'aimerais bien l'avoir et puis le lire, moi, ce bouquin... smile)

Ben non, j'suis toujours intéressé aussi... Même si je l'ai déjas lu

Je viens encore de relancer l'ami Guillaume Pahlawan. J'attends sa réponse.

Ok wink

Living Well Is The Best Revenge

54 (modifié par Frenchoïd 16-02-2015 08:44:29)

Re: Sans pardon

Frenchoïd a écrit:

Je ne sais pas si c'est bien l'endroit (ou plutôt le moment : lebédéphiledéchaîné rôde encore... wink), mais vraiment je suis curieux de savoir, à propos de cette nouvelle composante : les choses étaient-elle incluses en l'état dans le scénario, ou bien as-tu découvert qu'Hermann avait de lui-même choisi de les montrer comme ça, comme il n'avait jamais auparavant dans un album à priori tout-public ? Par ailleurs peux-tu nous dire pour quelle raison cette nouvelle manière a été adoptée ? Par pur souci de réalisme, ou bien simplement pour montrer sans complaisance ce qu'il faut montrer quand on se mêle de raconter une histoire violente (auquel cas on pourrait parler de "positionnement artistique", d'une sorte d'engagement, genre, enfin je suppose) ?

Je crois qu'Hermann donne lui-même la réponse dans une interview diffusée ce matin sur France Culture : si j'ai bien compris, la demande serait venue de lui.

55

Re: Sans pardon

Frenchoïd a écrit:
Frenchoïd a écrit:

Je ne sais pas si c'est bien l'endroit (ou plutôt le moment : lebédéphiledéchaîné rôde encore... wink), mais vraiment je suis curieux de savoir, à propos de cette nouvelle composante : les choses étaient-elle incluses en l'état dans le scénario, ou bien as-tu découvert qu'Hermann avait de lui-même choisi de les montrer comme ça, comme il n'avait jamais auparavant dans un album à priori tout-public ? Par ailleurs peux-tu nous dire pour quelle raison cette nouvelle manière a été adoptée ? Par pur souci de réalisme, ou bien simplement pour montrer sans complaisance ce qu'il faut montrer quand on se mêle de raconter une histoire violente (auquel cas on pourrait parler de "positionnement artistique", d'une sorte d'engagement, genre, enfin je suppose) ?

Je crois qu'Hermann donne lui-même la réponse dans une interview diffusée ce matin sur France Culture : si j'ai bien compris, la demande serait venue de lui.

Désolé, j'étais passé au-dessus de ta question
C'est plutôt le fruit de nos discussions. J'ai glissé dans une conversation ma fascination pour l'oeuvre de Cormac McCarthy (je crois en avoir touché un mot ici-même il y a quelque temps) dans laquelle la violence la plus extrême faisait irruption au cœur de séquences contemplatives. Et ma volonté d'aller dans ce sens. Il m'a donc répondu que je pouvais y aller franco. D'où ce "résultat" dans l'album.

(Bon, je vous l'accorde, il n'y a pas beaucoup de séquences contemplatives dans Sans pardon)

Re: Sans pardon

Si, si, sur l'image du gamin pendu, on a du temps... big_smile
Merci donc d'avoir répondu à cette vieille question, Yves.

Re: Sans pardon

Bonjour, je ne sais pas si la question a déjà possé, et si oui, sorry, mais est-ce que le sheriff page 38 et 39 dans "sans pardon"n'a pas l'aire d'un Red Dust ... ? Johan

Re: Sans pardon

Johan van Halle a écrit:

Bonjour, je ne sais pas si la question a déjà possé, et si oui, sorry, mais est-ce que le sheriff page 38 et 39 dans "sans pardon"n'a pas l'aire d'un Red Dust ... ? Johan

La question a été posée par nim ici, mais Yves n'y a pas (encore) répondu (ou bien ça m'a échappé).

59

Re: Sans pardon

Non, en effet, je ne pense y avoir répondu.

Eh ben non, il n'y a en tout cas aucune volonté de notre part de dessiner Dust. Maintenant, pour pouvoir réfuter cette interprétation, il faudrait pouvoir situer chronologiquement les deux actions. Celle de Sans pardon est clairement datée : juin 1881. Quant à Comanche, je ne me souviens pas qu'elle ait jamais été située avec précision dans le temps. Et comme l'authenticité des divers éléments représentés dans la série n'est sans doute pas son point fort, il est bien difficile de savoir si l'action de celle-ci précède, chevauche ou suit celle de Sans pardon.

Cela dit, j'ai mes doutes : si le Sheriff de South Pass City en 1881 est un Dust finissant, l'action doit inévitablement être postérieure au Corps d'Algernon Brown. Or, dans cet album, le développement du Wyoming est assez avancé, ce qui incite à penser que l'époque est tardive. Le tout est de déterminer si elle est antérieure ou postérieure à 1881...

Re: Sans pardon

En tout cas on sent bien que certains ont éprouvé un petit frisson de plaisir à l'idée que peut-être Dust faisait là un caméo... wink

61

Re: Sans pardon

https://youtu.be/ygIT2UTTB9A

Je suis tombé sur cette interview du Sanglier et du Ouebmaster, à propos de sans pardon.
Je ne crois pas l' avoir déjà vu sur le site .

62

Re: Sans pardon

Rice N a écrit:

https://youtu.be/ygIT2UTTB9A

Je suis tombé sur cette interview du Sanglier et du Ouebmaster, à propos de sans pardon.
Je ne crois pas l' avoir déjà vu sur le site .

J'ai un problème avec l'adresse du lien qui est introuvable?

Re: Sans pardon

J'ai fait une recherche sur youtube.be et ne trouve que ceci : https://www.youtube.com/watch?v=ygIT2UTTB9A

64

Re: Sans pardon

Ah, d'accord, donc ce serait l'entretien que nous avons par là:
http://www.hermannhuppen.be/forum/viewt … 675#p16675

Re: Sans pardon

Pas sûr, hein, je fais état de ce que j'ai trouvé, pas de ce que je n'ai pas trouvé. Va falloir attendre que le gars Rice se sorte les doigts des vacances pour nous en dire plus... big_smile

66

Re: Sans pardon

Mes doigts étant de nouveau sur le clavier, je peux confirmer que c' est bien la bonne vidéo.
Je suis passé par mon smartphone, c' est peut être pour ça que le lien est incomplet.
Bon, la vidéo était déjà sur le forum, je l' avais raté en son temps.

67 (modifié par Rice N 15-09-2015 09:05:01)

Re: Sans pardon

Il est étonnant cet album.
A sa sortie, je suis complètement passé à côté.
Pas aimé du tout.
J'y ai vu une histoire décousue, avec trop de sang partout, des gerbes de sang, là ou auparavant Hermann ne dessinait qu'un mince et élégant filet de sang suivant la trajectoire de la balle.
Des personnages sans réel relief, auquel il est impossible e s'attacher, dont je ne comprenais pas le motivations.
Juste tuer, tuer et encore tuer ...
Donc il était là, sur l'étagère depuis des mois, et puis, je sais pas pourquoi, j'ai eu l'envie de le relire.
Et alors là, le choc!
Tout m'est soudainement apparu cohérent, jusqu'au titre "Sans Pardon", pour une histoire de rédemption qui ne viendra jamais.
Celle d'un père qui cherche le pardon de son fils pour avoir briser sa vie. Par égoïsme ou lâcheté.
Il le venge en massacrant ses tortionnaires.
c'est ça qui justifie, à mon avis, cette violence inouï chez Hermann.
cette rage, cette obsession de Buck Carter à éliminer un par un ceux qui lui ont prit son fils.
A obtenir son pardon.
tout est bien vu, admirablement narré.
les ellipses, loin de diluer l'histoire, la renforce au contraire, la rendant concise, évacuant tout superflu, ne suivant que l'obsession du père à retrouver ce fils qui ne veut pas de lui.

la fin est superbe, pour le coup, on pourra dire crépusculaire.
sans pardon ni espoir.

mon album préféré du duo Hermann/ Yves H.

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Re: Sans pardon

Merci, Rice. Comme quoi, nos lecteurs ont du talent ! wink

Mais tu pointes du doigt ce qui est une de mes grandes frustrations (sans doute partagée par bon nombre de mes contemporains mais néanmoins collègues auteurs BD), c'est la tentative vaine d'intégrer la notion de lenteur à un récit de BD. Je suis un grand fan du cinéma indépendant, pas seulement ricain, entre autres raisons pour la lenteur qui souvent s'en dégage. J'ai pas dit l'ennui mais la lenteur ; quoique la lenteur soit la traduction de l'ennui qui accable les divers personnages. C'est donc un des fantasmes, une chimère devrais-je dire, que je poursuis tout en sachant que je ne parviendrai sans doute jamais à l'assouvir. En gros, la notion de temps est impossible à mettre en oeuvre en BD. Et ça, c'est très, très frustrant.

Pourquoi je parle de ça ? Parce qu'en tant que lecteur, je tombe dans le même piège : j'avale les dialogues à grande vitesse, tourne les pages, engloutit le récit alors que, pour bien faire, il faudrait que je laisse le temps aux personnages de s'installer, de jouer leur rôle sans précipitation, comme si je regardais un film ou lisais un roman. C'est tout le problème de la BD : sa facilité de lecture fait qu'on la bouffe plutôt que ne la déguste. Et si parfois on lève le pied, ce n'est pas pour se laisser imprégner par le récit mais pour contempler un trait, une composition graphique. En bref, je passe à côté d'éléments plus subtils laissés par les auteurs en raison d'une forme de boulimie compulsive qui me prend lorsque je lis une ou plusieurs BD.

Je n'ai pas dit que c'est la raison pour laquelle tu es passé à la première lecture à côté de l'histoire mais ça pourrait être une explication. A ce propos, j'aimerais savoir comment vous, tous les gars, lisez une BD : êtes-vous plutôt du style "bouffeur compulsif de BD" (:D) ou "dégustateur" ? Prenez-vous le temps de lire ou ça ne va jamais assez vite ?

Re: Sans pardon

Pour ma part, ça dépend des BD.
Y en a que je dévore très vite et d'autres que je déguste.
Hermann et Yves H. Je déguste savoureusement wink

Living Well Is The Best Revenge

70

Re: Sans pardon

moi d'abord bouffeur, puis dégustateur... wink

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Re: Sans pardon

Yves H a écrit:

.... Prenez-vous le temps de lire ou ça ne va jamais assez vite ?

Tout dépend ce que l'on appelle "prendre le temps de lire" !!
J'estime que je prends le temps de lire la première fois, mais je lis toujours un album, minimum deux fois.

La première, parceque je suis pressé de tout découvrir : surtout l'histoire dans sa glabalité et les dessins,  bien sûr.
A la deuxième lecture, un peu après (Le lendemain, ou sur-ledemain, jamais plus tard, ou alors c'est que la première lecture ne m'a vraiment pas emballé.), je "prends le temps de lire" et détailler aussi bien l'intrigue, que les dessins, la mise en page etc...

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Re: Sans pardon

Alain a écrit:
Yves H a écrit:

.... Prenez-vous le temps de lire ou ça ne va jamais assez vite ?

Tout dépend ce que l'on appelle "prendre le temps de lire" !!
J'estime que je prends le temps de lire la première fois, mais je lis toujours un album, minimum deux fois.

La première, parceque je suis pressé de tout découvrir : surtout l'histoire dans sa glabalité et les dessins,  bien sûr.
A la deuxième lecture, un peu après (Le lendemain, ou sur-ledemain, jamais plus tard, ou alors c'est que la première lecture ne m'a vraiment pas emballé.), je "prends le temps de lire" et détailler aussi bien l'intrigue, que les dessins, la mise en page etc...

C'est assez caractéristique de la BD (et ce n'est pas une critique mais un constat) de pouvoir "consommer" le produit à la vitesse désirée. Un roman se lit selon les qualités de compréhension à la lecture de chacun, mais c'est un processus généralement assez lent ; un film, c'est encore plus évident, se regarde sans pouvoir influer sur la vitesse de défilement (à moins de se le passer en accéléré en cas de grosse daube) ; même topo pour une pièce de théâtre. La BD, c'est différent : on peut se la goinfrer en quelques minutes et y revenir ensuite plus calmement. On peut la lire en prenant tout son temps dès la première lecture. C'est au choix. Chaque lecteur est maître de sa lecture. D'où, je pense, un ressenti très différent d'un lecteur à l'autre. C'est ce qui rend le rapport au récit si particulier à la BD.

Et si frustrant également du point de vue du scénariste. wink

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Re: Sans pardon

Oui mais on doit tellement attendre entre les albums que pour ma part, l'envie de bouffer l'album est la plus forte!!
Même si avec le maître on peut pas dire qu'on doive attendre des années entre les albums wink
Mais en effet, le plaisir de replonger dedans de façon plus détendue est limite plus fort pour moi..

74

Re: Sans pardon

Yves H a écrit:

...Et si frustrant également du point de vue du scénariste. wink

Mais non, mais non...Y'a pas de raison, si le scénar...et les dessins sont bons ( wink ) !!!...puisqu'on y reviendra , et plusieurs fois même !
Alors qu'un film, c'est moins sûre. sauf en cas de redif à la télé...

Re: Sans pardon

Yves H a écrit:

j'aimerais savoir comment vous, tous les gars, lisez une BD : êtes-vous plutôt du style "bouffeur compulsif de BD" (:D) ou "dégustateur" ? Prenez-vous le temps de lire ou ça ne va jamais assez vite ?

Pour ma part je peux carrément laisser l'album reposer des jours, voire plusieurs semaines, avant de m'y mettre -- mais une fois que je l'ouvre, je suis évidemment pas différent des aut' gars qu'on est ic : si c'est bon c'est lu vite (ce qui ne signifie pas « vite lu »), que ce soit un 44cc ou bien un "LastMan" (qui, il est vrai, se lit vite dans tous les cas de figure).
J'ajoute que souvent je prends des mini-notes sur un bout de papier (les fôtes, les erreurs, les trucs que je comprends pas, plus rarement les trucs qui me bottent, etc.), qui reste dans le bouquin.
Il m'arrive de retomber là-dessus des années plus tard et, relisant l'album, de parfois ne plus comprendre ce qui m'avait arrêté la fois précédente (excepté pour les fôtes, bien sûr).