76 (modifié par Filôzof 18-10-2010 11:50:38)

Re: 18. Menace sur le fleuve

Je ne sais pas si le sujet a deja ete aborde dans ce forum, mais pourquoi cette standardisation
du nombre de page que doit tenir une BD ??  Le scenariste doit se sentir un peu comme une nymphomane a qui on a mis une ceinture de chastete ...
(Et m...e , ces accents , la prochaine fois, j'ecrirai en Neerlandais  big_smile )

77

Re: 18. Menace sur le fleuve

L'impression se fait sur des cahiers de huit pages. Donc, en tenant compte de la page de titre et d'autres contraintes éditoriales, un album ne peut contenir un nombre de pages qui est un multiple de huit. Donc, si jamais il te vient l'idée de réaliser un album, ne produit JAMAIS 48, 56 ou 64 planches (et ainsi de suite). Sinon, ton album devra accueillir un nouveau cahier de huit pages dont six seront blanches. Ce qui a un coût et se répercute sur le prix de vente.

Il suffit de prendre les multiples de huit et d'en retrancher deux ou quatre pages et le compte est bon.

Ai-je été clair ? big_smile

78

Re: 18. Menace sur le fleuve

Yves H a écrit:

Ai-je été clair ?

Heu...Oui, oui....(mais ou ce que j'ai mis ma calculatrice...:rolleyes: )

79

Re: 18. Menace sur le fleuve

Filôzof a écrit:
Yves H a écrit:

Ai-je été clair ?

Heu...Oui, oui....(mais ou ce que j'ai mis ma calculatrice...:rolleyes: )

http://www.calculator.com/calcs/calc_sci.html

wink

80

Re: 18. Menace sur le fleuve

En parlant de cette contrainte, j'ai lu hier un interview de Simon Andriveau (Le Grand Siecle)
qui dit :"...Il y a bien sûr cet impératif de rentrer dans les 46 pages, mais c’est ce qui est également fort sympathique, car cela vous fait choisir des options qui n’auraient peut-être pas forcément prises délibérément. Il y a une créativité qui naît de la contrainte, on dit d’ailleurs souvent qu’il n’y a pas de liberté sans contrainte.''

Tu ecris un scenario egalement avec cette idee de contrainte ou tu laisses libre cours a ta plume pour reduire le recit par apres ?

81

Re: 18. Menace sur le fleuve

La remarque d'Andriveau s'applique sans doute davantage à une série ou à un récit à suite multiple qu'à un one-shot. Dans un one-shot, tu es obligé de raconter une histoire en 52 pages (c'est en moyenne le nombre de pages qui me sont allouées). Je peux t'assurer que c'est peu, très peu. Impossible ou presque de jouer sur les ambiances. Si tu optes pour une certaine complexité, tu en es rapidement réduit à enfoncer la pédale des gaz en permanence, jouer sur les ellipses et les transitions brutales. Sans doute cela oblige-t-il à faire preuve de malice et de là nait une réelle créativité, soit. Mais au final, tu n'as fait qu'effleurer ton sujet. Je persiste donc dans ma position : le nombre ridiculement bas de pages est un obstacle à la crédibilité sur le long terme de la BD. Heureusement, il y a toujours moyen de contourner cette contrainte en produisant une série à suite comme Long John Silver, par exemple. A condition d'avoir le feu vert de son éditeur, ce qui ne coule pas de source.

Enfin, pour clore ce mini débat, considère un film que tu aimes et imagine à présent que le réalisateur n'ait pas eu l'autorisation de produire un long métrage de 1h30 ou 2h mais un court de 30 minutes. Ne crois-tu pas qu'on y aurait perdu au change ? Bien sûr, on ne traite pas un court métrage comme un long. Mais je rétorquerais qu'il y a des sujets pour courts et d'autres pour longs métrages. C'est un peu  ce que sont certains one-shot. Certains tiennent en 46 ou 52 pages, d'autres pas. Et c'est là tout le problème.

Cela dit, je continuerai à produire des one-shot. Ce qui ne m'empêchera pas de râler encore et toujours. tongue

Edit : Nom d'un petit pignouf, vous m'obligez à faire du hors-sujet en permanence, bande de galopins ! big_smile

82

Re: 18. Menace sur le fleuve

Bon, donc contrainte, il y a .... Alors, a quand un roman signe Yves H. ? wink

(bon, d'accord, j' arrete le hors-sujet...)

Re: 18. Menace sur le fleuve

Yves H a écrit:

le nombre ridiculement bas de pages est un obstacle à la crédibilité sur le long terme de la BD.

Faut voir : des tas de BD extrêmement crédibles ont été réalisées dans les limites dudit carcan. « Les hommes sont des ânes, mais tous les ânes ne sont pas des hommes », comme disait le philosophe (ou était-ce mon boucher ?).

Yves H a écrit:

Bien sûr, on ne traite pas un court métrage comme un long.

Il "suffirait" donc de se cantonner à des histoires adaptées au format dont on dispose, plutôt que de s'échiner à faire entrer (tant bien que) mal ses histoires dans un format qui n'est pas adapté à les recevoir.

Yves H a écrit:

Cela dit, je continuerai à produire des one-shot. Ce qui ne m'empêchera pas de râler encore et toujours. tongue

Alors à te lire ! wink

Yves H a écrit:

Edit : Nom d'un petit pignouf, vous m'obligez à faire du hors-sujet en permanence, bande de galopins ! big_smile

Tu es notre ouebmaistre : n'y a-t-il pas moyen de créer un fil ad hoc ?

84

Re: 18. Menace sur le fleuve

Frenchoïd a écrit:
Yves H a écrit:

le nombre ridiculement bas de pages est un obstacle à la crédibilité sur le long terme de la BD.

Faut voir : des tas de BD extrêmement crédibles ont été réalisées dans les limites dudit carcan. « Les hommes sont des ânes, mais tous les ânes ne sont pas des hommes », comme disait le philosophe (ou était-ce mon boucher ?).

C'est souvent du service minimum. Pourquoi Hergé produisait des cycles de deux albums ? Pourquoi Charlier, dans Blueberry, en fit de même ? Pour contourner cette contrainte extrêmement pesante. C'était aisé dans une série, moins lorsqu'il s'agit de one-shot.

Frenchoïd a écrit:
Yves H a écrit:

Bien sûr, on ne traite pas un court métrage comme un long.

Il "suffirait" donc de se cantonner à des histoires adaptées au format dont on dispose, plutôt que de s'échiner à faire entrer (tant bien que) mal ses histoires dans un format qui n'est pas adapté à les recevoir.

Je suis quelqu'un de naturellement ambitieux. Faire du court-métrage ok, de temps à autre. Et quand l'idée s'y prête. Mais toute ma vie, non.

Frenchoïd a écrit:
Yves H a écrit:

Edit : Nom d'un petit pignouf, vous m'obligez à faire du hors-sujet en permanence, bande de galopins ! big_smile

Tu es notre ouebmaistre : n'y a-t-il pas moyen de créer un fil ad hoc ?

Bien sûr mais je devrais scinder ce fil en deux et importer la partie qui concerne la nouvelle discussion dans le nouveau fil. Et cela, c'est malheureusement impossible. sad

Mais rien ne t'empêche de créer un nouveau fil si tu le désires. wink

85

Re: 18. Menace sur le fleuve

Les romans (à suivre...) me paraissaient plutôt bien se vendre, non ?
Je me demande si les éditeurs ne sont pas parfois un peu frileux... Puisque vous avez commencé la comparaison avec le cinéma, je me souviens de l'époque pas très lointaine où les blockbusters étaient très formatés, notamment dans la durée. Et puis Jackson a réussi (on ne sait trop comment) à sortir sa trilogie-fleuve du (i]Seigneur des Anneaux[/i], et tout le monde s'est rendu compte que des films trrrès longs pouvaient aussi faire des entrées...

Re: 18. Menace sur le fleuve

Yves H a écrit:

L'impression se fait sur des cahiers de huit pages. Donc, en tenant compte de la page de titre et d'autres contraintes éditoriales, un album ne peut contenir un nombre de pages qui est un multiple de huit. Donc, si jamais il te vient l'idée de réaliser un album, ne produit JAMAIS 48, 56 ou 64 planches (et ainsi de suite). Sinon, ton album devra accueillir un nouveau cahier de huit pages dont six seront blanches. Ce qui a un coût et se répercute sur le prix de vente.

Il suffit de prendre les multiples de huit et d'en retrancher deux ou quatre pages et le compte est bon.

Ai-je été clair ? big_smile

Oui, mais voyons si tu peux faire mieux wink !
Or donc, supposons qu'un auteur envisage de faire une double page (ou "splash page", me semble-t-il), et qu'afin de réduire au maximum les risques d'un mauvais alignement de la page de droite sur la page de gauche (avec les effets funestes qu'on sait), il s'efforce de faire tomber cette double page sur deux pages qui, avant reliure, seront physiquement en vis-à-vis. Pour un tel cas, as-tu en tête (ou ailleurs) le chemin de fer d'un album de 56 pages (disons) ? Si pas, sais-tu comment les feuilles sont pliées ?
Question subsidiaire (tu l'as bien méritée) : as-tu déjà été convié à assister à la fabrication d'un de tes albums, à l'imprimerie ? Je me suis laissé dire que c'est assez saisissant... wink

87

Re: 18. Menace sur le fleuve

Frenchoïd a écrit:
Yves H a écrit:

L'impression se fait sur des cahiers de huit pages. Donc, en tenant compte de la page de titre et d'autres contraintes éditoriales, un album ne peut contenir un nombre de pages qui est un multiple de huit. Donc, si jamais il te vient l'idée de réaliser un album, ne produit JAMAIS 48, 56 ou 64 planches (et ainsi de suite). Sinon, ton album devra accueillir un nouveau cahier de huit pages dont six seront blanches. Ce qui a un coût et se répercute sur le prix de vente.

Il suffit de prendre les multiples de huit et d'en retrancher deux ou quatre pages et le compte est bon.

Ai-je été clair ? big_smile

Oui, mais voyons si tu peux faire mieux wink !
Or donc, supposons qu'un auteur envisage de faire une double page (ou "splash page", me semble-t-il), et qu'afin de réduire au maximum les risques d'un mauvais alignement de la page de droite sur la page de gauche (avec les effets funestes qu'on sait), il s'efforce de faire tomber cette double page sur deux pages qui, avant reliure, seront physiquement en vis-à-vis. Pour un tel cas, as-tu en tête (ou ailleurs) le chemin de fer d'un album de 56 pages (disons) ? Si pas, sais-tu comment les feuilles sont pliées ?

N'ayant jamais été confronté au problème, je ne peux te répondre. En revanche, je vais bientôt l'être : dans un prochain récit (un western crépusculaire, cher Rice big_smile), j'ai opté pour une double page. Quant à savoir si je pourrai alors répondre à ta colle...

Frenchoïd a écrit:

Question subsidiaire (tu l'as bien méritée) : as-tu déjà été convié à assister à la fabrication d'un de tes albums, à l'imprimerie ? Je me suis laissé dire que c'est assez saisissant... wink

Non, c'est en général le dessinateur qui est convié au BAT. Je n'ai par ailleurs jamais mis les pieds dans une imprimerie. sad

Re: 18. Menace sur le fleuve

Yves H a écrit:

N'ayant jamais été confronté au problème, je ne peux te répondre. En revanche, je vais bientôt l'être : dans un prochain récit (un western crépusculaire, cher Rice big_smile), j'ai opté pour une double page. Quant à savoir si je pourrai alors répondre à ta colle...

J'y compte ! smile

Yves H a écrit:

c'est en général le dessinateur qui est convié au BAT. Je n'ai par ailleurs jamais mis les pieds dans une imprimerie. sad

Alors fais-toi convier, tu ne le regretteras pas me suis-je laissé dire (et accessoirement -- ou presque -- tu seras bien placé pour poser la question que tu sais). Sauf que parler de l'impression à ce stade, c'est sûrement mettre la charrue de la fabrication avant l'attelage de la conception (euh, si j'ose, bien sûr)... smile

89

Re: 18. Menace sur le fleuve

Frenchoïd a écrit:
Yves H a écrit:

le nombre ridiculement bas de pages est un obstacle à la crédibilité sur le long terme de la BD.

Faut voir : des tas de BD extrêmement crédibles ont été réalisées dans les limites dudit carcan. « Les hommes sont des ânes, mais tous les ânes ne sont pas des hommes », comme disait le philosophe (ou était-ce mon boucher ?).

Sans doute était-ce ton boucher , car souviens toi :"ce n'est pas la barbe qui fait le philosophe" tongue (des années que j'essaie de la placer celle là)

Yves H a écrit:

C'est souvent du service minimum. Pourquoi Hergé produisait des cycles de deux albums ? Pourquoi Charlier, dans Blueberry, en fit de même ? Pour contourner cette contrainte extrêmement pesante. C'était aisé dans une série, moins lorsqu'il s'agit de one-shot.

Il reste la possibilité de faire un one shot en plusieurs volumes , comme pour "le Diable des 7 mers", bien que lui aussi soit un peu à l'étroit en seulement deux volumes.
Ou bien faire une mini série en 5 ou 6 tomes comme le Peter Pan de Loisel

90

Re: 18. Menace sur le fleuve

Yves H a écrit:

un prochain récit (un western crépusculaire, cher Rice big_smile)(

Yahouuu ! big_smile

Re: 18. Menace sur le fleuve

Rice N a écrit:
Yves H a écrit:

un prochain récit (un western crépusculaire, cher Rice big_smile)(

Yahouuu ! big_smile

Ah oui j'étais distrait pardon : « Yep ! »

92

Re: 18. Menace sur le fleuve

Rice N a écrit:

Ou bien faire une mini série en 5 ou 6 tomes comme le Peter Pan de Loisel

Ben oui mais, de un, faut trouver le dessinateur qui en accepte l'idée (le mien n'en parlons pas ! big_smile). De deux, les éditeurs déconseillent vigoureusement cette idée. Le comportement du lecteur a changé en raison de son pouvoir d'achat sévèrement revu à la baisse : en gros, le lecteur attend la fin de la mini-série avant de se décider d'acheter ou pas. Ce qui signifie que les premiers volumes vont afficher des chiffres de ventes à rendre jalouse une anorexique. Donc, quand un auteur débarque avec un projet d'histoire en cinq ou six volumes, les éditeurs font la grimace. L'avantage d'un diptyque est de pouvoir sortir les deux albums presque simultanément, ce qui atténue l'effet spéculatif du lecteur prudent. S'il y a cinq volumes au programme, cela rend la politique de sortie concomitante impossible.

93

Re: 18. Menace sur le fleuve

Rice N a écrit:

Yahouuu ! big_smile

Frenchoïd a écrit:

Ah oui j'étais distrait pardon : « Yep ! »

Mais ce n'est pas ce que vous croyez. tongue

Edit : Attention, nouveau HS en vue. Donc, SVP, si vous voulez rebondir, allez le faire là où vous pourrez le faire en toute conformité forumesque. Merci d'avance. wink

Re: 18. Menace sur le fleuve

Yves H a écrit:

Edit : Attention, nouveau HS en vue. Donc, SVP, si vous voulez rebondir, allez le faire là où vous pourrez le faire en toute conformité forumesque. Merci d'avance. wink

Que ta volonté soit faite, Ô not' ouebmaistre.

95

Re: 18. Menace sur le fleuve

Frenchoïd a écrit:
Yves H a écrit:

Edit : Attention, nouveau HS en vue. Donc, SVP, si vous voulez rebondir, allez le faire là où vous pourrez le faire en toute conformité forumesque. Merci d'avance. wink

Que ta volonté soit faite, Ô not' ouebmaistre.

Bravo, z'aurez une médaille. wink

Re: 18. Menace sur le fleuve

Yves H a écrit:

Bravo, z'aurez une médaille. wink

Je me contenterai d'un album dédicacé... (?) wink

97

Re: 18. Menace sur le fleuve

Frenchoïd a écrit:
Yves H a écrit:

Bravo, z'aurez une médaille. wink

Je me contenterai d'un album dédicacé... (?) wink

Oui mais ça c'est déjà fait. tongue

Re: 18. Menace sur le fleuve

Yves H a écrit:

Oui mais ça c'est déjà fait. tongue

Bon, alors deux albums dédicacés !?
Ah ben non : ça aussi, c'est déjà fait !
Il est vraiment fort, le bougre.

99

Re: 18. Menace sur le fleuve

Frenchoïd a écrit:
Yves H a écrit:

Oui mais ça c'est déjà fait. tongue

Bon, alors deux albums dédicacés !?
Ah ben non : ça aussi, c'est déjà fait !
Il est vraiment fort, le bougre.

big_smile

Console-toi, il y aura certainement d'autres concours où ta nature de serial ouineur pourra pleinement s'exprimer.

100

Re: 18. Menace sur le fleuve

C'est tout le mal que je me souhaite. wink