Sujet: 18. Menace sur le fleuve

http://www.hermannhuppen.be/fichiers/Image/bernard-prince/livres/menacefleuve.jpg
Infos générales:
> BD no. 18
> Menace sur le fleuve
> 52 pages
> Publié en 2010

Editeur:
> Le Lombard

Scénariste:
> Yves H.

Dessinateur:
> Hermann Huppen

Présentation : http://www.hermannhuppen.be/fichiers/Fi … ce-t18.pdf

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Re: 18. Menace sur le fleuve

Bon.

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Re: 18. Menace sur le fleuve

Voilà, j'ai lu ce nouvel opus de la saga et je n'ai absolument pas été déçu par le scénario (Ouf, pas taper, pense à quelques centaines de kilomètre de là un -toujours- jeune marcassin ardennais).
S'agissant là d'un récit d'aventures, j'en accepte par avance toutes les lois du genre, et que le gros méchant, en train de monter une énorme opération immobilière qu'on imagine pourrie jusqu'aux fondations, assortie en prime d'un génocide en bonne et due forme, ne pense qu'à se venger d'une façon assez puérile de deux ou trois gars qui lui ont fait des misères il y a au bas mot trente ans, et qu'il implique sa fille chérie dans le détournement d'un bateau et le rapt d'un jeune homme, alors qu'il pouvait faire beaucoup plus simple, ne me dérange pas. Je le répète, c'est la loi du genre.
Je crois même que je serais assez déçu si les personnages se comportaient de façon tout à fait rationnelle et "réaliste". Je rejoins d'ailleurs Yves, et sans détour (Yves, j'arrive !) : la réalité est parfois elle aussi assez peu... réaliste.

Je suis globalement d'accord sur toutes les bonnes et gentilles choses que les gens ont dites au sujet de cet album : bien dans la lignée de la série, dialogues fluides, diptyque jungle/humidité particulièrement réussie...

Je dis globalement, car j'ai quand même une réserve, une déception, un petit quelque chose qui m'a manqué : Bernard Prince a changé. A l'instar de Frenchoïd, j'ai eu du mal à l'identifier sur la couverture, et même aussi à l'intérieur.
Bernard Prince, c'était une liane, un gars sec, à la limite de la maigreur, mais costaud (très) et souple (encore plus que très). Et de case en case, le pinceau de Hermann nous le faisait virevolter, sauter, courir... dans un traitement graphique qui n'appartient qu'à lui.
Et là, le Bernard, je me dis qu'il a dû prendre un abonnement dans une salle de muscu : le grand dégingandé est devenu râblé, il a des gros biceps, des grosses jambes, et toutes les postures qui m'émerveillaient, jeune dessinateur boutonneux, ont disparu...
Voilà, c'est le bémol que j'apporterais, mais, rassure-toi, Yves : ça reste un album réussi. Juste moi qui, pour le coup, fais un peu le veux con...

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Re: 18. Menace sur le fleuve

Très bon même tongue
Je dois en être à ma 10 em lecture et je ne m'en lasse pas
faut dire aussi que le mien est dédicacé

:sifflote:

Au fait, pourquoi diable la signature d'Hermann sur la couverture est avec un 'H' majuscule comme il signait il y a longtemps, et non pas avec un 'h' comme maintenant ?
C'est un clin d'œil ?

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Re: 18. Menace sur le fleuve

J'opte pour le clin d'œil (les planches sont signées avec le H "moderne")...

C'est embêtant, ce changement de fil, j'ai peur que tu ne répondes pas à certains de nos posts, Yves. Je suis contrarié.

big_smile

Re: 18. Menace sur le fleuve

xav kord a écrit:

A l'instar de Frenchoïd, j'ai eu du mal à l'identifier sur la couverture

Écoute, je suis assez grand pour défendre mes positions tout seul, mais j'avoue que ça me conforte de constater que je suis pas le seul là-dessus, vu que ça me semble une évidence : c'est le ratage de cette couverture -- qui, je me répète, ne sont pas le point fort d'Hermann ces dernières années, toutes séries confondues.

xav kord a écrit:

et même aussi à l'intérieur.

Hermann ne regarde jamais en arrière et il a sûrement raison... sinon il retombera sur l'image 1 de la page 18 et ça lui fera de la peine ! wink

Re: 18. Menace sur le fleuve

Yves H a écrit:

Voilà donc toute la question : jusqu'où peut-on aller dans l'occultation des mobiles des différents personnages sans perdre en crédibilité et en fluidité ? Je dois avouer que c'est un des points qui me fascinent le plus dans l'exercice d'écriture d'un scénario.

Faut dire aussi que c'est l'un des plus fascinants : dans quelle mesure peut-on manipuler le lecteur/spectateur ? Sur ce chapitre (les ellipses, les questions dont on fait tout pour que le lecteur ne se les pose pas parce qu'on n'a pas le temps ou l'envie d'y répondre, etc.), j'ai lu un scénariste répondre : "Tout est permis à condition de ne pas se faire prendre !" Et je n'ai jamais entendu de meilleure réponse à la question. Michel Chion en parle assez bien dans son Écrire un scénario.

Re: 18. Menace sur le fleuve

Rice N a écrit:

Très bon même tongue
Je dois en être à ma 10 em lecture et je ne m'en lasse pas
faut dire aussi que le mien est dédicacé

:sifflote:

Moi aussi, il a été dédicacé hier devant mes petits yeux émus...Snif!
J'ai un Barney Jordan  tongue

Living Well Is The Best Revenge

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Re: 18. Menace sur le fleuve

ça nous fait 2 Prince et 2 Barney
Damn ! toujours pas de Djinn !!

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Re: 18. Menace sur le fleuve

Frenchoïd a écrit:
Yves H a écrit:

Voilà donc toute la question : jusqu'où peut-on aller dans l'occultation des mobiles des différents personnages sans perdre en crédibilité et en fluidité ? Je dois avouer que c'est un des points qui me fascinent le plus dans l'exercice d'écriture d'un scénario.

Faut dire aussi que c'est l'un des plus fascinants : dans quelle mesure peut-on manipuler le lecteur/spectateur ? Sur ce chapitre (les ellipses, les questions dont on fait tout pour que le lecteur ne se les pose pas parce qu'on n'a pas le temps ou l'envie d'y répondre, etc.), j'ai lu un scénariste répondre : "Tout est permis à condition de ne pas se faire prendre !".

C'est bien là le problème; comment ne pas se faire prendre ?
C'est bien qu'il y a des évènements que l'on peut occulter et d'autres ou on n'y coupe pas, il faut les justifier
C'est affaire de contexte de l'histoire, mais aussi de narration, ou comment amener celle-ci pour que l'impossible paraisse vraisemblable

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Re: 18. Menace sur le fleuve

xav kord a écrit:

Bon.

Toutes mes confuses pour ton ultime contribution à l'ancien fil. wink

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Re: 18. Menace sur le fleuve

xav kord a écrit:

Voilà, j'ai lu ce nouvel opus de la saga et je n'ai absolument pas été déçu par le scénario (Ouf, pas taper, pense à quelques centaines de kilomètre de là un -toujours- jeune marcassin ardennais).

Le poil chaque jour un peu plus blanc toutefois. Et son appellation d'origine ardennaise bien difficile à contrôler.

xav kord a écrit:

S'agissant là d'un récit d'aventures, j'en accepte par avance toutes les lois du genre, et que le gros méchant, en train de monter une énorme opération immobilière qu'on imagine pourrie jusqu'aux fondations, assortie en prime d'un génocide en bonne et due forme, ne pense qu'à se venger d'une façon assez puérile de deux ou trois gars qui lui ont fait des misères il y a au bas mot trente ans, et qu'il implique sa fille chérie dans le détournement d'un bateau et le rapt d'un jeune homme, alors qu'il pouvait faire beaucoup plus simple, ne me dérange pas. Je le répète, c'est la loi du genre.

On ne peut mieux résumer le problème (qui, en soi, n'en est pas un).

xav kord a écrit:

Je crois même que je serais assez déçu si les personnages se comportaient de façon tout à fait rationnelle et "réaliste". Je rejoins d'ailleurs Yves, et sans détour (Yves, j'arrive !) : la réalité est parfois elle aussi assez peu... réaliste.

Je suis globalement d'accord sur toutes les bonnes et gentilles choses que les gens ont dites au sujet de cet album : bien dans la lignée de la série, dialogues fluides, diptyque jungle/humidité particulièrement réussie...

De la part d'un aficionado de la première heure, ça fait chaud au cœur. Vraiment.

xav kord a écrit:

Je dis globalement, car j'ai quand même une réserve, une déception, un petit quelque chose qui m'a manqué : Bernard Prince a changé. A l'instar de Frenchoïd, j'ai eu du mal à l'identifier sur la couverture, et même aussi à l'intérieur.
Bernard Prince, c'était une liane, un gars sec, à la limite de la maigreur, mais costaud (très) et souple (encore plus que très). Et de case en case, le pinceau de Hermann nous le faisait virevolter, sauter, courir... dans un traitement graphique qui n'appartient qu'à lui.
Et là, le Bernard, je me dis qu'il a dû prendre un abonnement dans une salle de muscu : le grand dégingandé est devenu râblé, il a des gros biceps, des grosses jambes, et toutes les postures qui m'émerveillaient, jeune dessinateur boutonneux, ont disparu...

Élancé jusqu'à la maigreur, il l'était dans les premiers albums. Mais il me semble le voir s'étoffer de biceps, pectoraux et autres abdominaux saillants à mesure que les albums s'accumulaient et que son dessinateur prenait de la bouteille. Me trompé-je ?

Constatant cela, l'évolution physique de Prince (qui, à l'image de Djinn et de Barney, a pris quelques années dans la vue - ne me choque pas. Et puis, n'est-il pas compréhensible qu'un personnage évolue avec son dessinateur ? Le Hermann d'aujourd'hui n'est plus le même que celui d'il y a trente ans. Bernard Prince non plus.

xav kord a écrit:

Voilà, c'est le bémol que j'apporterais, mais, rassure-toi, Yves : ça reste un album réussi. Juste moi qui, pour le coup, fais un peu le vieux con...

En effet, jadis, tu étais jeune. big_smile tongue

Bah, je te comprends. Ce nouvel opus princier est en quelque sorte la madeleine de Proust des lecteurs du sanglier ardennais. On tente d'y retrouver le parfum particulier du temps où, en culottes courtes, on croisait les océans à bord du Cormoran en tournant avec frénésie les pages du journal Tintin. Ce nouvel album arrive et on espère sans trop y croire retrouver ce parfum subtil d'autrefois. Et puis, patatras, voilà que Prince n'est plus notre Prince : il a pris de la bouteille, n'a plus la même gueule. A la limite, c'est carrément quelqu'un d'autre. Et le parfum tant espéré de se volatiliser comme éclate une bulle de savon. Gros coup de cafard.

Et puis, finalement, on referme l'album en concluant que c'est pas si mal que ça et surtout on se console en se disant que Dust, dans le prochain Comanche, lui, il aura bien la gueule de Dust et qu'on le retrouvera ce foutu parfum de nos douze ans. Que Jupiter m'envoie sa foudre !

C'est assez juste, non ? tongue

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Re: 18. Menace sur le fleuve

Rice N a écrit:

ça nous fait 2 Prince et 2 Barney
Damn ! toujours pas de Djinn !!

Jusqu'ici, y en a pas. Pauvre Djinn-le-boulet. sad

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Re: 18. Menace sur le fleuve

Yves H a écrit:
xav kord a écrit:

Bon.

Toutes mes confuses pour ton ultime contribution à l'ancien fil. wink

Ben oui mais faut quand même répondre à tous les gars. wink

Et tant que j'y suis : tu l'as senti comment, l'accueil réservé au Bernard, puisque tu t'es confronté aux gens ce week-end ?

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Re: 18. Menace sur le fleuve

Yves H a écrit:

C'est assez juste, non ? tongue

On ne pourrait mieux dire. Le principal étant qu'il n'y ait pas eu trahison, comme on a pu le voir avec certaines reprises/changements de scénariste.

Tu n'as pas répondu : avez-vous eu un feed-back de la famille Régnier ?

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Re: 18. Menace sur le fleuve

Rice N a écrit:
Frenchoïd a écrit:
Yves H a écrit:

Voilà donc toute la question : jusqu'où peut-on aller dans l'occultation des mobiles des différents personnages sans perdre en crédibilité et en fluidité ? Je dois avouer que c'est un des points qui me fascinent le plus dans l'exercice d'écriture d'un scénario.

Faut dire aussi que c'est l'un des plus fascinants : dans quelle mesure peut-on manipuler le lecteur/spectateur ? Sur ce chapitre (les ellipses, les questions dont on fait tout pour que le lecteur ne se les pose pas parce qu'on n'a pas le temps ou l'envie d'y répondre, etc.), j'ai lu un scénariste répondre : "Tout est permis à condition de ne pas se faire prendre !".

C'est bien là le problème; comment ne pas se faire prendre ?
C'est bien qu'il y a des évènements que l'on peut occulter et d'autres ou on n'y coupe pas, il faut les justifier
C'est affaire de contexte de l'histoire, mais aussi de narration, ou comment amener celle-ci pour que l'impossible paraisse vraisemblable

Je dois avouer que j'entretiens le fantasme d'un jour pondre un récit sans aucune justification : juste une juxtaposition de faits qu'il faudra accepter comme tels, comme s'ils étaient vécus dans la réalité. L'ensemble serait élaboré dans les moindres détails mais présenté au lecteur comme une succession de faits, sans autre explication du mobile des personnages que les actes qu'ils poseraient. Rassurez-vous, pour l'instant, ce n'est encore qu'un fantasme... wink

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Re: 18. Menace sur le fleuve

xav kord a écrit:

Tu n'as pas répondu : avez-vous eu un feed-back de la famille Régnier ?

Non, toujours rien.

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Re: 18. Menace sur le fleuve

xav kord a écrit:

Et tant que j'y suis : tu l'as senti comment, l'accueil réservé au Bernard, puisque tu t'es confronté aux gens ce week-end ?

Ah zut, j'étais passé au-dessus de celle-là.

Trop tôt pour le savoir. La majorité des visiteurs ayant acheté leur album sur place, ces braves gens n'avaient pas encore eu la chance (?) de le lire.

NB : En revanche, beaucoup de commentaires enthousiastes à propos du site. On se console comme on peu.

19 (modifié par Alain 27-09-2010 07:35:50)

Re: 18. Menace sur le fleuve

C'est malin ! à force d'attendre pour donner mes impressions, je me retrouve le dernier et finalement tout a été dit !
Mon analyse ressemble beaucoup à celle de Xav.
Rien à dire sur le scénario, j'en accepte tous les méandres; De toutes les façons, en règle générale je ne décortique jamais; C'est le plus sûr moyen de trouver une petite bête...et d'entrer dans des critiques qui ne font pas toujours avancer le schmilblick !
A moins que la petite bête soit vraiment grosse, mais là, on ne parle plus de scénariste !!!
Sur le dessin, toujours excellent !
La forêt tropicale dessinée par Hermann, c'est toujours aussi bien rendu ! (Sa façon de représenter les profondeurs de champ !!, en ça, je crains beaucoup l'abandon de la couleur direct.)
Moi, cette couverture je l'aime bien;
Ce n'est pas là que je ne reconnais pas B PRINCE !
C'est à l'intérieur, comme Xav, j'ai eu du mal au début...mais comme tu le dis Yves, Bernard PRINCE à vieilli, ce qui est moins flagrant chez Barney, parce qu'il a très souvent sa casquette vissée sur la tête !
Attention à Djinn ! A force de le voir comme un boulet, tu vas finir par le détester !!!
Il avait quand même sa place dans les albums, je ne le trouvais pas si benêt que ça !
En le vieillissant tu vas surement finir par lui trouver une place !

En conclusion, j'en redemande les yeux fermés !! et tu nous mets l'eau à la bouche en commençant à parler de Dust...

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Re: 18. Menace sur le fleuve

Alain a écrit:

(Sa façon de représenter les profondeurs de champ !!, en ça, je crains beaucoup l'abandon de la couleur direct.)

Tu oublies les magnifiques albums que sont Le désert sans lumière, Le port des fous, Delta, etc. et qui ont tous été réalisés à l'encre de Chine. Pas de raison de paniquer, mon cher Alain. wink

Alain a écrit:

Attention à Djinn ! A force de le voir comme un boulet, tu vas finir par le détester !!!
Il avait quand même sa place dans les albums, je ne le trouvais pas si benêt que ça !
En le vieillissant tu vas surement finir par lui trouver une place !

C'est pour cette raison qu'on a décidé de vieillir Djinn (et toute l'équipée dans la foulée) : pour lui donner plus de substance. Ce n'est pas encore parfait mais je trouve que Djinn a un rôle un peu plus dense et surtout plus crédible et plus en rapport avec ses capacités que son âge lui autorise.

Je ne déteste pas Djinn. Mais, tout comme mon père et Greg (qui, en passant, s'en était débarrassé dans le Port des fous, ce qui est symptomatique), j'ai du mal à le cerner et à voir l'apport qui est le sien dans la série (sinon, à l'époque, à "appâter" le jeune lecteur du journal Tintin).

Alain a écrit:

En conclusion, j'en redemande les yeux fermés !! et tu nous mets l'eau à la bouche en commençant à parler de Dust...

Toute la journée de samedi, je l'ai passée à tanner mon père sur le sujet. Il va finir par craquer !!! lol

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Re: 18. Menace sur le fleuve

Yves H a écrit:

...Toute la journée de samedi, je l'ai passée à tanner mon père sur le sujet. Il va finir par craquer !!! lol

Le sanglier qui craque devant son petit marcassin, quoi de plus normal !!!! lol:lol::lol:

Re: 18. Menace sur le fleuve

Alain a écrit:
Yves H a écrit:

...Toute la journée de samedi, je l'ai passée à tanner mon père sur le sujet. Il va finir par craquer !!! lol

Le sanglier qui craque devant son petit marcassin, quoi de plus normal !!!! lol:lol::lol:

J'en suis témoin et j'y ai mis mon petit grain de sel.
Hermann était peut-être occupé pendant que je discutais avec Yves du sujet mais je suis sûr qu'il écoutait d'une oreille attentive sans en avoir l'air  big_smile lol

Living Well Is The Best Revenge

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Re: 18. Menace sur le fleuve

Yves H a écrit:

Et puis, finalement, on referme l'album en concluant que c'est pas si mal que ça et surtout on se console en se disant que Dust, dans le prochain Comanche, lui, il aura bien la gueule de Dust et qu'on le retrouvera ce foutu parfum de nos douze ans. Que Jupiter m'envoie sa foudre !

C'est assez juste, non ? tongue

Mes sels !!! Je défaille !!!!



P.S : dit donc Yves, on ne tiendrais pas là un superbe hors-sujet ? lol

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Re: 18. Menace sur le fleuve

Yves H a écrit:
Rice N a écrit:
Frenchoïd a écrit:

Faut dire aussi que c'est l'un des plus fascinants : dans quelle mesure peut-on manipuler le lecteur/spectateur ? Sur ce chapitre (les ellipses, les questions dont on fait tout pour que le lecteur ne se les pose pas parce qu'on n'a pas le temps ou l'envie d'y répondre, etc.), j'ai lu un scénariste répondre : "Tout est permis à condition de ne pas se faire prendre !".

C'est bien là le problème; comment ne pas se faire prendre ?
C'est bien qu'il y a des évènements que l'on peut occulter et d'autres ou on n'y coupe pas, il faut les justifier
C'est affaire de contexte de l'histoire, mais aussi de narration, ou comment amener celle-ci pour que l'impossible paraisse vraisemblable

Je dois avouer que j'entretiens le fantasme d'un jour pondre un récit sans aucune justification : juste une juxtaposition de faits qu'il faudra accepter comme tels, comme s'ils étaient vécus dans la réalité. L'ensemble serait élaboré dans les moindres détails mais présenté au lecteur comme une succession de faits, sans autre explication du mobile des personnages que les actes qu'ils poseraient. Rassurez-vous, pour l'instant, ce n'est encore qu'un fantasme... wink

Pour en revenir à l''histoire qui me turlupinait,
après avoir relu l'album et interprété le passage en question suivant ton explication, c'est limpide,, et la réaction de Bronzen ne me parait plus si insensé.
Le problème, c'est que sans cet éclaircissement de ta part, je prenais cela comme une erreur, parce que c'est pas explicite quand même ( enfin pour moi, les autres gars cela ne semble pas les avoir gêné). N'aurait-il pas été plus simple de faire une bulle, ou Bronzen demanderait à ses troupes de rabattre Barney et Bernard vers le chantier, puis lopez lui prenant le talkie et le coupant en ordonnant de les exécuter sans trainer ?

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Re: 18. Menace sur le fleuve

Rice N a écrit:

N'aurait-il pas été plus simple de faire une bulle, ou Bronzen demanderait à ses troupes de rabattre Barney et Bernard vers le chantier, puis lopez lui prenant le talkie et le coupant en ordonnant de les exécuter sans trainer ?

Ok, c'est vrai, j'aurais pu. Je n'ai pas jugé cela nécessaire sur l'instant car, dans mon esprit, Bronzen et Lopez changeaient en permanence de position en fonction de celle de Prince et Jordan. Mais tu n'as pas tort.


























Mais tu n'as pas raison non plus. tongue big_smile

(Meeeeuh non, je plaisante)