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Frenchoïd a écrit:

quant à Vance il est désormais hors circuit

Il est malheureusement très malade, raison pour laquelle il a disparu des radars.

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Il me semblait que la conversation avait glissé vers le roman graphique. Mais c'est peut-être moi.

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Histoire sans héros est plutôt un one-shot. C'est d'ailleurs ce titre qui a, je pense, lancé la vague actuelle de one-shot. Mais ce n'est pas un roman graphique.

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fabiango a écrit:
Yves H a écrit:

Le premier, à ma connaissance, fut Pratt et sa Ballade de la mer salée (1967 selon Wikipedia). Ensuite Cosey (1975). Boucq et Charyn sont arrivés plus tard. Il y a d'abord eu Comès avec Silence (1979) - et sans doute d'autres qui m'échappent - avant La femme du magicien

.

Je n'aurai pas fait remonter cela à la Ballade de la mer salée car même si le format est original pour l'époque et format a priori roman graphique, c'est loin d'être le meilleur, et surtout, on a l'impression d'histoire collée (et donc pas vraiment d'un roman graphique): un personnage meurt, il réapparait 20 pages plus tard, ça tourne en rond etc... Je suppose qu'avant d'être publié en livre, cet ouvrage est sorti dans des magazines (pif en France?), que Pratt devait fournir des planches à un rythme soutenu, et qu'il a un peu brodé, d'ou la raison d'une suite de rebondissement incongru. Bref il y a trop d'incohérence dans cette longue histoire pour considérer ça comme un roman graphique.

Les Corto suivants ont été bien mieux (je dirai même fantastique), mais souvent des histoires courtes, et les albums rassemblent plusieurs de ces histoires courtes (Les Ethiopiques, Les Celtiques). Donc on ne peut pas encore parler de roman graphique.

Les premières longues histoires cohérentes et sérieuses de Corto, ça doit être Corto Maltèse en Sibérie (fin des années 70) et La maison dorée de Samarkand (milieu des années 80)

La femme du magicien de Boucq / Charyn c'est aussi milieu des années 80, et je l'avais oublié, c'est un peu avant Bouche du diable.

Cosey en 75 c'est Jonathan (qui est très bien), mais son premier vrai roman graphique c'est A la recherche de Peter Pan (début des années 80) et voyage en Italie (plus fin 80s).

C'est pour ça que je dis qu'un BD plus adulte, dans le sens roman graphique, a émergé dans les 80s, et que je ne remonte pas aussi loin que toi, Yves.

Pour moi, c'est bien La ballade de la mer salée qui a posé les jalons du roman graphique. Alors, on aime ou on aime pas mais c'est bien un roman graphique. Il l'est pour son sujet, son traitement et son format. Je ne discuterai pas de ses qualités (quoique je l'aie apprécié lorsque je l'ai lu lorsque j'étais ados) mais il n'en reste pas moins une oeuvre majeure qui a marqué son temps et qui a servi de rampe de lancement à de jeunes auteurs qui se sentaient à l'étroit dans le concept de BD traditionnelle. La preuve, on en parle encore aujourd'hui, plus de 40 ans après sa première publication en album.

Un autre album me semble avoir également marqué les esprits, peut-être plus celui des auteurs que du grand public, et avoir œuvré à l’éclosion du concept de roman graphique, c'est Mort Cinder. Ce n'est pas à proprement parler un roman graphique mais sa pagination assez élevée, son format approchant le 1x1 lors de sa parution et le style graphique dans un superbe N&B en ont fait un ovni à l'époque, en décalage complet avec la production BD habituelle. Il fait partie de ces œuvres qui ont permis de dévergonder la BD et de faire comprendre à beaucoup d'auteurs qu'il y avait une vie en dehors des standards de la BD classique.

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fabiango a écrit:
Yves H a écrit:

Oui, je parlais de dessinateurs. Cosey fait partie de mes préférés mais comme auteur "complet".

Je crois que c'est toi qui disait dans un message daté de l'an dernier que Cosey c'était quelqu'un qui avait contribué à une BD plus adulte (du roman graphique?). Je suis tout à fait d'accord. Je dirai que c'est une des têtes de proue d'une BD plus adulte qui a émergé dans les années 80/90, comme Pratt et aussi Boucq/Charyn avec Bouche du diable (qui doit dater de la fin des années 80). Chacun évidemment avec son style propre mais ce point commun que j'appelle "BD plus adulte".

Le premier, à ma connaissance, fut Pratt et sa Ballade de la mer salée (1967 selon Wikipedia). Ensuite Cosey (1975). Boucq et Charyn sont arrivés plus tard. Il y a d'abord eu Comès avec Silence (1979) - et sans doute d'autres qui m'échappent - avant La femme du magicien.

fabiango a écrit:

Quand aux dessinateurs, il y a un truc que l'on oublie peut être (je ne suis pas dessinateur, juste amateur de BD, et ce que je vais dire est peut être totalement faux): pour dessiner une BD il faut certainement être bon dessinateur. Mais être bon dessinateur n'est pas suffisant pour être bon dessinateur de BD. Il faut aussi une idée de la dynamique, du découpage, du cadrage. Hermann, comme Boucq, sont des maîtres; je dirai aussi, mais à un niveau moindre, Rossi et Wilson, ont un talent pour ça (ça reste du haut de gamme quand même, hein!).

D'autres dessinateurs de BD, qui sont très bons néanmoins, ont moins ce truc. Blanc Dumont est un magnifique dessinateur, mais c'est très statique (je trouve), même si Jonathan Cartland m'avait enchanté étant plus jeune.

Il y a en effet beaucoup d'excellents dessinateurs dans la génération actuelle qui pèchent à mon sens par manque de discernement quant à l'équilibre graphique qu'il faut maintenir, entre leur volonté d'en mettre plein la vue et la nécessité de se mettre au service de la narration. Chaque case prise isolément est extraordinairement riche, mais la planche dans son ensemble à cause de la profusion de détails, d'effets graphiques foisonnants et d'un découpage trop complexe, s'en trouve alourdie. La lecture est ralentie et l’œil fatigue vite. Il y a un manque d'équilibre entre le propos et le dessin. L'art de la BD réside dans la synthèse. Le maître absolu dans cet exercice reste Hergé : son dessin, sobre et efficace, est totalement mis au service de son propos. Ce qui n'empêche pas chaque case de pouvoir être isolée et agrandie sans en souffrir. Son dessin n'a pourtant rien d'exceptionnel en soi mais il est parfaitement synthétique, presque mathématique, et repose sur un équilibre des volumes qu'on ne retrouve, me semble-t-il, que chez Giraud et Boucq. Il faut observer le dessin d'Hergé : aucun trait n'est gratuit, rien n'est laissé au hasard. Il n'y a jamais un trait de trop ou un trait qui manque : il est la synthèse parfaite. Et toujours au service de son propos. A l'inverse de beaucoup de dessinateurs actuels, sans doute plus doué techniquement qu'Hergé mais qui n'ont pas son génie. Ni son humilité (artistique).

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fabiango a écrit:

Ceci étant dit, sur le coup, Hermann a dû tirer la gueule. En plus c'est un des premiers tomes de Bois Maury (le premier c'est Babette, donc celui là c'est le deuxième ou troisième), pour lancer la série aux Pays Bas c'est pas top! Mais 30 ans (?) après, je pense qu'on peut en rire!

Oui, il en rit aujourd'hui. A l'époque, il a quand même froncé un sourcil.

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Oui, je parlais de dessinateurs. Cosey fait partie de mes préférés mais comme auteur "complet". Et je mets Franquin au-dessus d'Uderzo et Morris. Plus baroque, plus fou, plus audacieux. Et qui a davantage que les deux autres repoussé son propre style dans ses derniers retranchements par une remise en question perpétuelle.

Sinon, je ne parle jamais des scénaristes. Tous des jean-foutres, des peigne-cul ! tongue

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La meilleure preuve de l'absence d'intervention des auteurs, en général, dans le travail des traducteurs, c'est la version NL d'Eloïse de Montgri. Le traducteur néerlandophone qui n'était manifestement pas au courant que Montgri était un nom de lieu en Catalogne, a traduit celui-ci par Grimbergen (mont = berg en NL et "gri" peut être associé à "grim" phonétiquement), ce qui donne "Eloise van Grimbergen" (Eloïse de Grimbergen). Pour info, Grimbergen est une bourgade située tout près de Bruxelles en Brabant flamand. Et voici la Catalane Eloïse dans la version française devenue Flamande dans la version NL. big_smile

Notons que depuis l'exil de Puigdemont en Belgique, accueilli pars ses amis indépendantistes flamands de la NVA, ça parait moins saugrenu. Au fond, ce traducteur était un visionnaire... hmm

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Ah non, nous découvrons la traduction lorsque nous recevons l'album. J’imagine que si nous exigions un droit de regard, on nous l'autoriserait. Mais comme nous ne l'exigeons pas...

A noter que le titre original de Sans pardon était Rédemption mais comme un autre album dont j'ignorais l'existence portait le même titre, j'ai dû le modifier pour éviter toute confusion. L'édition espagnole qui n'était pas confrontée au même problème a conservé elle le titre initial.

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Giraud et Boucq tout en haut, il n'y a même pas débat ! tongue

Après, ça discute. Mais j'y mettrais sans aucun doute, dans un style non-réaliste, le génial Nicolas de Crécy. Et Franquin. Et Toppi, Battaglia, Breccia... et sans doute quelques autres auxquels je ne pense pas.

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fabiango a écrit:

et il n'y a pas le titre (juste Duke 1, Duke 2). ça ça peut vraiment lasser!

C'est assez étonnant, en effet. J'aimerais connaitre la raison pour laquelle ils ont volontairement sucré le titre de chaque opus. Encore une fois, ce n'est pas très important mais ça surprend.

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fabiango a écrit:
nim70 a écrit:

J'ai tardé à te répondre, car le prix inférieur de la version espagnole par rapport à celui du Lombard, m'a étonné et je viens seulement de trouver une possible explication: le format du livre est de 17x26 cm pour ecc comics.
source :https://www.normacomics.com/duke.html?n … e-product1

Bon sang, la taille! Je n'y avais pas fait attention. C'est un truc qui m'a fait m'interroger... J'ai vécu pendant plusieurs années à Barcelone , j'y retourne régulièrement, et passe chaque fois à Norma Comics, un magasin de BD où j'allais faire des achats de temps en temps quand j'y vivais. J'ai d'ailleurs une partie de ma collection de BD en espagnol dont un Yves H./Hermann (Le diable des 7 m/El diablo de los 7 m mais qui est chez un autre éditeur qu'ECC comics ). Concernant les prix d'ECC comics, j'y avais fait attention quand Duke volume 1 était sorti, étant à ce moment là de passage à Barcelone. J'avais déjà la version en français, mais la couverture en rouge, j'avais trouvé ça classe, et je m'étais rendu compte de ce prix légèrement plus bas en espagnol. Du coup j'avais regardé les autres ECC comics d'Yves/Hermann, tous édités au lombard dans leur version originale/française si je ne raconte pas de bêtise, et avais remarqué, de même, des prix plus bas. Et je n'avais jamais tilté sur le format, alors même que la différence se voit au premier coup d'oeil (les bds du Lombard doivent faire 5 cm de plus en hauteur).

En tout cas, merci Nim!

En effet, c'est étrange que ce soit si petit. Les précédentes éditions respectaient un format plus classique de 23x30 cm. 17x26 cm, c'est vraiment petit. Je ne l'avais remarqué. hmm

(Ah non, je constate à l'instant qu'Old Pa était déjà en format réduit, comme Le passeur. La crise en Espagne a, à l'évidence, un effet direct sur le format des albums)

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Personnellement, ça ne me choque pas, mais c'est une affaire de gout. Cela dit, je conçois qu'à la longue cette maquette et ces tons rouges sur noirs puissent lasser. Il ne faudrait pas que ça se répète éternellement.

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nim70 a écrit:

Et je pensais que c'était destiné uniquement à nos deux auteurs, ce qui reste à démontrer.

Non, à l'évidence. J'ai trouvé sur le site d'ECC le même concept de maquette pour d'autres parutions que les nôtres, seule les dominantes de couleurs changent. Je n'ai en revanche pas vérifié la date de ces publications. Peut-être est-ce une maquette qui habille l'ensemble des albums parus ces dernières années ? No se, il faudrait vérifier.

Bon, d'un autre côté, on s'en tape un peu, non ?

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Ecc Ediciones adopte ce type de maquette pour certaines de leurs parutions mais pas toutes. La logique - le catalogue ne semble pas décliné en collections - m'échappe mais il doit y en avoir une.

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Frenchoïd a écrit:
Yves H a écrit:

on ne saura pas si un arrêt est prévu à Greenstone Falls. Désolé.

Dommage, j'aurais a-do-ré un petit caméo de Ten Gallons, moi (même si, les temps étant ce qu'ils sont, vous nous l'auriez sans doute montré sortant d'un brothel big_smile)...

Chienne de vie. tongue

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Tout d'abord, je précise que la première étape de ce périple est Colorado City. J'en avais touché un mot plus avant ici-même. C'est là que se déroule la rencontre Duke/Kemper.

Ensuite, la diligence monte vers le nord et passe par Denver puis Fort Collins/Laporte pour filer tout droit vers l'ouest et rejoindre la California Trail en traversant le Wyoming par le sud : malheureusement, comme on se désintéresse rapidement du sort de la diligence (nouvelle petite info dévoilée vite fait), on ne saura pas si un arrêt est prévu à Greenstone Falls. Désolé.

A noter que l'action se passe un an trop tôt pour assurer un voyage plus sûr jusqu'en Californie : nous sommes en 1868 et les travaux de la première liaison transcontinentale du chemin de fer seront terminés l'années suivante. Pas de chance !

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nim70 a écrit:
Yves H a écrit:
nim70 a écrit:

Pour exploiter au maximum les planches que nous offre Yves, je me demande à présent si Edward "Ed" Kemper fait partie des passagers de la diligence.

Je ne dévoile pas grand-chose en disant que... non. Sinon, il me semble logique qu'il aurait déjà approché Duke dans les pages précédentes. wink

Ah! Effectivement, il me manque les planches intermédiaires, qui pourraient expliquer le lacet dénoué d'Edward et le départ de Duke, qui ignore totalement son ami...

Je n'en dirai pas plus. wink

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nim70 a écrit:

Pour exploiter au maximum les planches que nous offre Yves, je me demande à présent si Edward "Ed" Kemper fait partie des passagers de la diligence.

Je ne dévoile pas grand-chose en disant que... non. Sinon, il me semble logique qu'il aurait déjà approché Duke dans les pages précédentes. wink

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Ça me semble évident, non ? wink

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Planche 12. Où Duke croise la route d'un étrange personnage nommé Edward "Ed" Kemper et où celui-ci prétend être un admirateur et veut devenir son ami.

https://scontent.fbru2-1.fna.fbcdn.net/v/t1.0-9/31444776_794350924105351_5241460053744042179_n.jpg?_nc_cat=0&oh=094e9a8a30a10b21c4446f64f93a5d7c&oe=5B64A83C

cool

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Moi, j'ai été un peu déçu par ce diptyque. Certes, le dessin de Boucq est toujours au top mais le récit m'a un peu trop fait penser au cycle de Blueberry sur l'or des Confédérés, Chihuahua Pearl, L'homme qui valait 500 000 dollars et Ballade pour un cercueil). En soi, ce n'est pas un problème mais, malheureusement, je n'y ai pas retrouvé l'art du rebondissement scénaristique de Charlier. Le premier tome était cependant prometteur mais le second se contente, je trouve, d'aligner des scènes qui fonctionnent isolément mais ne s'enrichissent pas mutuellement : elles se succèdent un peu comme des wagons de chemin de fer, disposées les unes après les autres avec chacune leur lot de méchants qui apparaissent et aussitôt disparaissent. En d'autres mots, je me suis laissé gentiment porter par un récit sans véritable surprise, en espérant un twist final mais celui-ci ne vient pas.

Cela dit, ça reste évidemment de la très bonne BD, avec un dessin toujours aussi somptueux. Et c'est peut-être là que réside le problème : je m'attends toujours à un niveau au-delà de l'excellence avec François Boucq. J'en attendais sans doute trop du scénario, d'où ma relative déception. Mais je reste évidemment un fan inconditionnel de mon Lillois préféré. wink

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Alain a écrit:
Yves H a écrit:
Alain a écrit:

T'inquiètes Frenchoîd, nous on est des membres actifs...

Quoique, avec l'âge... tongue

Tss tss, l'âge ne fait rien à l'affaire, comme disait l'autre ! C'est juste un question de temps... big_smile big_smile

big_smile

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(69 replies, posted in Hermann)

xav kord a écrit:
Yves H a écrit:

Alain, sors de ce corps !

Ne JAMAIS dire à Alain de sortir d'un corps, ça va lui produire des images mentales discutables !


tongue

Bah, à son âge, il faut le laisser rêver un petit peu. big_smile

75

(53 replies, posted in Site HH.com)

Alain a écrit:
Frenchoïd a écrit:
Yves H a écrit:

C'est parce que ce sont des membres virils.

Ça je sais pas comment on doit le prendre, nous autres gars qu'on est (bien qu'il n'ait pas ajouté "eux")...

T'inquiètes Frenchoîd, nous on est des membres actifs...

Quoique, avec l'âge... tongue